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McIntyre Golden Globe 2026 : nouveaux partenaires et six abandons à l’approche de la date limite des qualifications

Le skipper suédois Pär Nyman à bord de son Rustler 36 Lazy Otter. Crédit : © Per Schjelderup

Plus que 47 jours avant le départ ! Six concurrents se retirent coup sur coup, six autres traversent l’Atlantique pour achever leur parcours de qualification, trois partenaires renforcent l’aventure et le système LIVE « GGR Window » achève avec succès ses essais en mer.

  • Six concurrents se retirent à la suite d’accidents, de problèmes médicaux et familiaux, de difficultés de financement et d’un manque de temps ; 18 concurrents provisoires restent en lice.
  • Six concurrents sont toujours en mer, engagés dans leurs parcours de qualification transatlantiques de 4 000 milles pour rejoindre Les Sables-d’Olonne avant la date limite du 10 août.
  • Le Département de la Vendée, Scipio SA et Arthur Beale rejoignent la McIntyre Golden Globe Race 2026 ou renforcent leur soutien à l’événement.
  • Le système GGR Window, conçu sur mesure, achève ses essais en mer à bord du Rustler 36 Lazy Otter de Pär Nyman.

LES SABLES-D’OLONNE, FRANCE — La McIntyre Golden Globe Race est reconnue comme l’un des défis sportifs les plus difficiles, les plus longs et les plus solitaires de la planète. Ses marins affrontent un tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, de plus de 28 000 milles, naviguant au sextant et sur cartes papier à bord de petits voiliers traditionnels, et passant environ huit mois totalement seuls.

Le skipper français Louis Kerdelhué, plus jeune concurrent de la flotte 2026, navigue à bord de son Biscay 36 NURI. Pour affronter de longs mois de solitude en mer — sans Netflix ni streaming — Louis a enregistré l’intégralité de la série Kaamelott sur des cassettes audio : un divertissement rétro parfaitement dans l’esprit d’une course disputée avec les technologies de 1968.Crédit : Team Louis Kerdelhué

Habituellement, l’excitation, le suspense et l’extraordinaire aventure humaine commencent après le départ de la flotte des Sables-d’Olonne. Pour la McIntyre Golden Globe 2026, le spectacle a déjà commencé — 47 jours avant le départ du 6 septembre.

Six concurrents se retirent coup sur coup

Au cours des dernières semaines, six marins ont été contraints de renoncer à leur rêve de prendre le départ de l’édition 2026. Les raisons diffèrent, mais elles illustrent toutes l’immense défi personnel, physique et financier que représente le simple fait d’atteindre la ligne de départ de la McIntyre GGR.

  • Edward Walentynowicz, 73 ans, du Canada, s’est retiré pour des raisons familiales. Il se préparait à naviguer sur le Rustler 36 Noah’s Jest.
  • Arsène Ledertheil, 69 ans, Français, s’est blessé au dos et a été hospitalisé. Avec une période de convalescence estimée à environ trois mois, il ne disposait plus du temps nécessaire pour achever ses préparatifs et satisfaire aux exigences de qualification. Il est inscrit à la GGR 2030.
  • Daniel Alfredsson, 50 ans, représentant la Norvège à bord de l’OE 32 Pale Blue Dot, a estimé au cours de son parcours de qualification qu’il n’était pas prêt à relever l’intégralité du défi de la Golden Globe et a pris la difficile décision de se retirer.
  • Andrew Ritchie, 69 ans, du Royaume-Uni, a découvert des problèmes médicaux lors de l’examen obligatoire de la GGR et a décidé de retirer de la course son Saltram Saga 36 Symphony.
  • Erden Eruç, 65 ans, des États-Unis, a trébuché pendant une séance d’exercice et s’est rompu le tendon d’Achille. Il a été immédiatement hospitalisé et doit observer une convalescence estimée à trois mois, mettant fin à sa campagne 2026 à bord du Biscay 36 Clara. Il pourrait participer à la GGR 2030.
  • Christopher Langham, 54 ans, des États-Unis, a achevé avec succès son parcours de qualification à bord de l’OE 32 Savoir Vivre Liberte, mais sa campagne a finalement été stoppée par manque de financement. Il est inscrit à la GGR 2030.

« La Golden Globe a toujours été l’histoire de personnes ordinaires confrontées à des défis bien réels, mais, habituellement, nous nous attendons à ce que le spectacle commence après le départ », a déclaré Don McIntyre, fondateur et président de la GGR. « Cette année, il a commencé avant même que la flotte n’atteigne Les Sables-d’Olonne. Accidents, problèmes de santé, contraintes familiales, argent et temps font tous partie de cette aventure. Chacun de ces marins a investi des années de travail, d’émotion et de ressources personnelles. Renoncer n’est jamais une décision facile. »

Six marins traversent l’Atlantique — et le compte à rebours est lancé

Alors que six campagnes ont pris fin, six autres concurrents naviguent actuellement dans l’Atlantique, tentant désespérément d’achever leur parcours obligatoire de qualification de 4 000 milles et de rejoindre Les Sables-d’Olonne avant la date limite du 10 août. Pour chaque jour de retard, une pénalité de douze heures sera ajoutée à leur temps de course autour du monde.

Premier à avoir rempli toutes les exigences : le skipper français Damien Guillou soumet Solarem, son Rustler 36, à ses derniers essais en mer. Navigateur au large et préparateur expérimenté, Damien a anticipé sa préparation, testé chaque système et ne laisse rien au hasard. Après une avarie de régulateur d’allure qui avait mis fin à sa Golden Globe Race 2022 près du Cap, il revient en 2026 avec la détermination de terminer ce qu’il avait commencé. Son niveau de préparation contraste fortement avec les six abandons et la course contre la montre que livrent encore les concurrents en train d’achever leur qualification transatlantique. Crédit : Marin LE ROUX – polaRYSE / Solarem

Pour diverses raisons, la plupart ont entamé leur dernière traversée beaucoup plus tard que prévu. Des vents exceptionnellement faibles, la vitesse des bateaux, la fiabilité du matériel et la fatigue détermineront désormais qui atteindra la France à temps.

  • Isa Rosli, 51 ans, du Canada, navigue sur l’OE 32 Olleanna. Selon les estimations actuelles, il ne devrait arriver aux Sables-d’Olonne que peu avant la date limite du 10 août.
  • Pär Nyman, 57 ans, Suédois, fait route vers la France à bord du Rustler 36 Lazy Otter après avoir navigué vers le nord en direction de l’Islande. Son arrivée est prévue dans les deux prochaines semaines. Pendant la traversée, Pär a également testé en mer le nouvel équipement satellite « GGR Window », qui a fonctionné comme prévu.
  • Colm Walker, 43 ans, des États-Unis, a conduit son Tayana 37 Mo Chuisle depuis la côte ouest des États-Unis, en passant par le canal de Panama et les Caraïbes. Les estimations actuelles indiquent qu’il pourrait arriver après la date limite.
  • Matt Woodside, 68 ans, des États-Unis, approche du terme d’un extraordinaire voyage de préparation de 22 000 milles passant par la Nouvelle-Zélande et le cap Horn. Après une dernière remise en état aux États-Unis, il traverse maintenant l’Atlantique à bord du Cape George 36 Tipi Haere et pourrait tout juste atteindre Les Sables-d’Olonne à temps.
  • Guy deBoer, 70 ans, des États-Unis, a quitté les îles Canaries à bord de son Tashiba 36 Spirit. Il se trouve encore à plusieurs semaines de la France, mais son arrivée est actuellement estimée à seulement un ou deux jours avant la date limite.
  • Stephen Wraith, 65 ans, des États-Unis, a été le dernier des six à partir, prenant la mer le 18 juillet. Avec environ 4 000 milles encore à parcourir, les estimations actuelles indiquent qu’il pourrait arriver au moins une semaine après la date limite.
La vie en mer, un mille — et un jour — après l’autre. Le skipper américain Colm Walker traverse l’Atlantique à bord de son Tayana 37, Mo Chuisle, après un périple extraordinaire depuis la côte ouest des États-Unis, via le canal de Panama et les Caraïbes. Avec déjà plusieurs milliers de milles dans son sillage, Colm met désormais le cap sur Les Sables-d’Olonne afin d’achever son parcours de qualification, même si les estimations actuelles laissent penser qu’il pourrait arriver après la date limite du 10 août. Crédit : Colm Walker / Mo Chuisle

« Pour ces six marins, le parcours de qualification est devenu une course dans la course », a poursuivi McIntyre. « Il y a six mois, cette flotte s’annonçait comme la mieux préparée de toutes les éditions de la GGR, mais il s’agit d’une aventure sans scénario et dont l’issue est inconnue dès le départ. Il ne reste plus aucun jour en réserve et aucune marge pour un problème majeur. Chaque mille et chaque jour comptent désormais. Le simple fait d’atteindre Les Sables-d’Olonne et d’être prêt pour le départ constituera déjà un exploit extraordinaire. »

Trois engagements majeurs de partenaires

Dans ce contexte exigeant — et dans une conjoncture économique mondiale difficile — McIntyre Adventure a accueilli trois engagements nouveaux ou renforcés de partenaires importants afin de soutenir l’organisation et la réalisation de la Golden Globe Race 2026.

Département de la Vendée

Le Département de la Vendée, reconnu internationalement pour sa longue association avec le Vendée Globe, a déjà travaillé aux côtés des Sables-d’Olonne pour promouvoir la Golden Globe Race. Il renforce désormais cette relation par un soutien financier direct à l’édition 2026. Le Département rejoint McIntyre Adventure et Les Sables-d’Olonne en qualité de partenaire majeur de la GGR.

Scipio SA

Lors de la GGR 2022, Scipio SA a soutenu la navigatrice sud-africaine Kirsten Neuschäfer, qui a ensuite remporté la course. L’entreprise genevoise s’est désormais associée à Don McIntyre et à son équipe pour offrir le traditionnel prix de 5 000 £ de la Golden Globe, qui sera remis à l’issue de l’édition 2026, et pour soutenir l’organisation de l’événement. Scipio est spécialisée dans le transport physique de matières premières agricoles en Afrique subsaharienne.

Cette récompense perpétue une célèbre tradition de la Golden Globe. La première course du Sunday Times, en 1968, offrait 5 000 £ au navigateur réalisant le tour du monde en solitaire et sans escale le plus rapide. Sir Robin Knox-Johnston a remporté à la fois le Golden Globe Trophy et la somme de 5 000 £, qu’il a donnée à la famille de Donald Crowhurst.

Arthur Beale

Arthur Beale, maison britannique historique spécialisée dans l’accastillage, devient le partenaire officiel pour l’habillement de la Golden Globe Race et le fournisseur exclusif des vêtements et accessoires officiels de la GGR. Sa collection dédiée 2026 comprend des vêtements et des accessoires maritimes destinés aux marins, aux supporters et à tous ceux qui suivent l’aventure.

« Ces partenariats arrivent exactement au bon moment », a déclaré McIntyre. « Le soutien direct du Département de la Vendée représente un important vote de confiance envers la Golden Globe Race et McIntyre Adventure. Scipio préserve une part importante de l’histoire de la Golden Globe grâce au traditionnel prix de 5 000 £, tandis qu’Arthur Beale apporte à l’aventure un grand nom du monde maritime et une séduisante gamme de vêtements officiels. »

Le système GGR Window achève avec succès ses essais en mer

Le système LIVE « GGR Window », conçu sur mesure et développé avec le partenaire technologique suédois TriPeak, a achevé avec succès ses essais en mer à bord du Lazy Otter de Pär Nyman.

Grâce à la connectivité satellite Starlink et à du matériel et des logiciels spécialement conçus, le système crée une fenêtre strictement à sens unique entre les voiliers participants et la direction de course de la GGR. Le marin peut activer le système à l’aide d’un seul bouton et sélectionner l’une des trois caméras, mais il ne peut recevoir en retour aucun message, aucune donnée, aucune information météorologique ni aucune autre communication.

Le skipper suédois Pär Nyman à bord de son Rustler 36 Lazy Otter pendant son parcours de qualification de 4 000 milles. En route vers Les Sables-d’Olonne après être remonté vers l’Islande, Pär livre une course contre la montre pour atteindre la France avant la date limite du 10 août. Pendant cette traversée, il a également mené avec succès les essais en mer du nouveau système LIVE unidirectionnel GGR Window, permettant au public de monter virtuellement à bord sans qu’aucune information ne soit transmise au marin. Crédit : © Per Schjelderup

Sept concurrents sélectionnés — Ertan Beskardes, Stephen Wraith, Gunnar Christensen, Etienne Messikommer, Louis Kerdelhué, Helga Marie « Mara » Løvenskiold Kveseth et Pär Nyman — transmettront à tour de rôle pendant le voyage. Le public pourra accéder à la chaîne YouTube GGR Window 24 heures sur 24 pour suivre des créneaux quotidiens de diffusion en direct de deux à trois heures, des interruptions en cas d’actualité urgente et un fil défilant d’informations sur la flotte.

Le public bénéficiera d’un accès sans précédent à la vie à bord des voiliers, tandis que les marins resteront isolés, avec leurs radios, sextants, cartes papier et équipements de navigation inspirés de 1968. La présentation officielle de la GGR confirme que le système transmet des informations vers l’extérieur sans rien renvoyer au concurrent.

« Les essais en mer sont terminés et le système fonctionne », a déclaré McIntyre.

« Il s’agit d’une télévision à sens unique, et non d’une communication bidirectionnelle. En 2026, le public pourra monter à bord, mais le marin restera en 1968. Sept concurrents pourront désormais partager avec le monde la réalité de leur voyage sans bénéficier d’aucun avantage moderne en matière de navigation ou de communication. »

Le premier test public prolongé du GGR Window doit se dérouler pendant les trois jours du Prologue SITraN Challenge, à partir du 16 août aux Sables-d’Olonne.

Qualification bouclée, demande faite — et réponse donnée. Le concurrent de la GGR 2026 Etienne Messikommer célèbre avec Éloïse l’arrivée de son parcours obligatoire de qualification de 4 000 milles, sous une demande en mariage inscrite sur la voile : « Éloïse, mon amour, voudrais-tu m’épouser ? » Sa réponse, scellée par un baiser, marque à la fois la réussite d’une traversée exigeante et le début d’une nouvelle aventure à deux. Crédit : Team Etienne Messikommer

L’aventure a déjà commencé

Il reste quarante-huit jours avant que la flotte de la McIntyre Golden Globe 2026 ne quitte Les Sables-d’Olonne, le 6 septembre 2026. Pour certains marins, la course autour du monde s’est achevée avant même de commencer. Pour les six autres qui traversent encore l’Atlantique, la première ligne d’arrivée se trouve désormais aux Sables-d’Olonne — et le compte à rebours est lancé.

Il faut toute une équipe pour préparer une course en solitaire : le skipper Daniel Pinsky entouré de ses amis et soutiens à bord de son Baba 35 Exodus, aux Sables-d’Olonne. Daniel pensait autrefois que sa campagne serait une aventure personnelle, mais l’équipe grandissante qui l’entoure a accéléré les derniers préparatifs tout en partageant le travail, les inquiétudes, les repas, la musique et les rires. Leur soutien le rapproche de la ligne de départ du 6 septembre — et, il l’espère, l’accompagnera jusqu’à la ligne d’arrivée.Crédit : Team Daniel Pinsky
Une nouvelle rencontre sur les pontons des Sables-d’Olonne : Daniel Pinsky (à gauche) rend visite au concurrent turc Selim Yalcin à bord de son Endurance 35 Help Disabled Children. Chirurgien orthopédiste pédiatrique, Selim a consacré une grande partie de sa vie à aider les enfants en situation de handicap et porte également cette mission à travers sa campagne Golden Globe 2026. À mesure que les préparatifs s’intensifient, la marina devient une petite communauté internationale de marins — chacun avec une histoire différente, mais tous réunis face au même défi extraordinaire.Crédit : Daniel Pinsky / Team Exodus

FIN


Notes aux rédactions

La McIntyre Golden Globe Race est une course autour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance, disputée sur des voiliers de série homologués, de conception traditionnelle, utilisant les technologies dont disposaient les marins lors de la première Sunday Times Golden Globe Race de 1968. L’édition 2026 constitue la quatrième édition au total et la troisième de l’ère moderne.

L’édition 2026 partira des Sables-d’Olonne, en France, le dimanche 6 septembre 2026. Les concurrents parcourront plus de 28 000 milles nautiques autour du monde, via les trois grands caps, avant de revenir aux Sables-d’Olonne.

Au 20 juillet 2026, dix-huit concurrents provisoires étaient encore en lice ; la composition définitive de la flotte de départ ne sera confirmée qu’après que chaque concurrent aura satisfait à l’ensemble des exigences de conformité et reçu sa GGR Green Card.

À près de 70 ans, il a reconstruit une épave pour faire le tour du monde en solitaire ! Découvrez Selim Yalçın, chirurgien et professeur turc, circumnavigateur et marin de toujours, qui se prépare à relever le défi de la Golden Globe Race 2026.

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