UK Flag French Flag

Mise au point : Mara WINDOW LIVE, utilisation du téléphone, allégations, pénalités et excuses

Pour la première fois, le dispositif McIntyre GGR Window Live offre au public la possibilité de découvrir la réalité d’un tour du monde à la voile en solitaire et ce que cette expérience représente pour les skippers et leur univers.

Mara a décidé d’utiliser WINDOW LIVE de manière singulière, à l’encontre de sa vocation initiale et, à une occasion, en dehors du code de conduite convenu. Les événements qui ont suivi et leur escalade ont été très regrettables. Beaucoup de choses ont été dites et débattues sur les réseaux sociaux, souvent sans connaissance des faits. La GGR enquête systématiquement sur toute infraction à l’Avis de course et publie un rapport pour toute infraction autre que mineure, afin que les faits soient connus. Les trois rapports ci-dessous exposent la position finale de la GGR sur ce sujet, et nous souhaitons à Mara une pleine réussite dans la GGR.

12 octobre 2026

Les événements concernant Mara et WINDOW LIVE soulèvent deux questions principales :

  1. L’utilisation non autorisée du téléphone satellite ; et
  2. La question de savoir si Mara a délibérément agi d’une manière qui porte, ou pourrait porter, atteinte à la réputation de la McIntyre Golden Globe Race.

Avis de course F.8.1 — Appel non autorisé par téléphone satellite

« Après examen de tous les faits et à la discrétion de la direction de course de la GGR, les sanctions pour un appel non autorisé par téléphone satellite peuvent comprendre une pénalité de 24 heures pour une première infraction sans assistance substantielle avérée, de 72 heures pour les infractions suivantes, et un reclassement en classe Chichester lorsqu’une assistance substantielle est avérée. »

Avis de course C.2.3 — Ambassadeur GGR

« Un concurrent de la GGR passé en classe Chichester qui effectue une deuxième escale, ou un concurrent disqualifié de la GGR par l’organisateur ou qui se retire volontairement des classements de la GGR après le départ, ne pouvant plus prétendre à aucun classement ni trophée au sein de la GGR, mais qui est en mesure de poursuivre son voyage en toute sécurité et dans des délais raisonnables, “peut”, à la seule discrétion de l’Organisateur et sans aucune obligation de sa part, être autorisé à continuer de naviguer dans le cadre de l’événement et de la flotte GGR, à rester sur la cartographie GGR, à publier des tweets quotidiens, à participer aux appels hebdomadaires SoundCloud et à figurer dans les communications habituelles de la GGR. Ce concurrent devient un Ambassadeur GGR et peut utiliser les communications par satellite et le GPS et recevoir librement des bulletins météorologiques, mais doit faire tout son possible pour suivre le rythme de la flotte. L’organisateur peut exclure un Ambassadeur de l’événement GGR à tout moment, sans avoir à fournir d’explication. »

GGR WINDOW LIVE

Lors du développement de GGR WINDOW LIVE (WL), Mara avait insisté pour que ses diffusions EN DIRECT apparaissent sur ses propres réseaux sociaux et pour garder le contrôle de sa propre chaîne, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

La position de la GGR était que WINDOW LIVE serait diffusé exclusivement sur sa chaîne YouTube officielle. Mara a finalement accepté ces conditions et a bénéficié d’un programme WINDOW LIVE financé par un sponsor, allant jusqu’à trois heures par jour.

Lanzarote — 18 septembre

Lors du dépôt des films à Lanzarote, seulement 12 jours après le départ, Mara a eu un entretien privé en mer avec son manager, qui s’est ensuite entretenu avec la GGR. La GGR a été informée que Mara n’était pas satisfaite des résultats de sa campagne sur les réseaux sociaux et envisageait d’abandonner la GGR pour passer au statut d’Ambassadrice GGR.

L’intérêt de cette option, tel qu’il avait été présenté à ce moment-là, était que Mara pensait pouvoir éventuellement prendre le contrôle de ses communications par satellite et diffuser ses contenus WINDOW LIVE sur ses propres réseaux sociaux.

WINDOW LIVE — 27 septembre

Le 27 septembre, Mara a enfreint le code de conduite de WINDOW LIVE en diffusant un message controversé directement à son équipe chargée des réseaux sociaux. Au cours de cette diffusion, elle a déclaré qu’elle pourrait devoir se faire disqualifier de la GGR si son équipe ne commençait pas à produire les résultats qu’elle attendait.

Cette déclaration était significative, car elle supposait qu’une disqualification ou un retrait de la compétition pourrait éventuellement ouvrir la voie à l’examen d’un statut d’Ambassadrice, lequel peut offrir à un concurrent une liberté nettement plus grande en matière de communications par satellite, de GPS, d’informations météorologiques et d’activité médiatique personnelle.

Proposition concernant les réseaux sociaux — 8 octobre

Le 8 octobre, la GGR a reçu une proposition des responsables des réseaux sociaux de Mara, demandant avec insistance que ses diffusions WINDOW LIVE soient transférées de la chaîne YouTube de la GGR vers sa propre plateforme de réseaux sociaux.

Il s’agissait, en réalité, d’un retour à la même question qui avait été examinée et rejetée avant que Mara accepte de participer à WINDOW LIVE selon les conditions en vigueur.

Allégations et demande d’excuses — 11 octobre

Le 11 octobre vers 11 h 00 UTC, Mara a appelé la GGR et formulé plusieurs allégations concernant Don McIntyre et la GGR, tout en demandant des excuses publiques. Don McIntyre a répondu par courriel vers 17 h 30 UTC, réfutant ces allégations et demandant que les accusations précises soient identifiées et étayées par des preuves.

À ce stade, aucun élément de preuve de ce type n’avait été fourni.

Appels satellite non autorisés — 11 octobre

Le 11 octobre vers 19 h 30 UTC, pendant son créneau WINDOW LIVE, Mara a entamé une série d’appels non autorisés par téléphone satellite avec son manager, à la demande de celui-ci et sans en informer préalablement la GGR, alors qu’elle était en direct.

Au cours des quelque 50 minutes suivantes, six appels satellite distincts ont été passés, pour une durée totale de 31 minutes.

Au cours de ces appels, environ huit sujets différents ont été abordés, notamment :

  • les sponsors ;
  • le développement du réseau de contacts ;
  • les questions de personnel ;
  • les réseaux sociaux ;
  • la technologie radio ;
  • les performances ;
  • la création éventuelle d’un conseil d’administration ; et
  • les prochaines mesures que l’équipe de Mara devrait prendre.

Dans le même temps, le manager de Mara diffusait la conversation EN DIRECT sur le propre compte de réseaux sociaux de Mara.

Il lui a également lu une lettre préparée à l’avance, exposant son interprétation du différend avec la GGR et proposant quatre pistes d’action possibles.

La GGR considère que la décision de mener ce différend publiquement tout en le diffusant en direct était tout à fait inappropriée. Elle a également considérablement amplifié la diffusion publique d’allégations visant la GGR et son fondateur qui, à ce stade, n’avaient été étayées par aucune preuve.

La question se pose donc de savoir si ces actes ont, en eux-mêmes, porté ou été susceptibles de porter atteinte à la réputation de la GGR.

Mara et son manager semblaient tous deux mal comprendre les pénalités prévues par l’Avis de course pour les appels non autorisés par téléphone satellite.

Mara dispose d’un exemplaire papier de l’Avis de course à bord, et son manager a accès à la version numérique.

Son manager a indiqué qu’il pensait qu’un appel non autorisé n’entraînerait qu’une pénalité de 24 heures.

Ils ont également expliqué que l’appel était diffusé publiquement afin que personne ne puisse évoquer une « assistance secrète » susceptible d’entraîner une pénalité plus lourde.

L’Avis de course ne prévoit pas de pénalité distincte au seul motif qu’un appel serait passé secrètement. Les éléments à prendre en compte au titre de l’article F.8.1 comprennent notamment l’autorisation de l’appel et l’existence éventuelle d’une assistance substantielle.

Cela s’inscrivait-il dans une stratégie plus large ?

L’enchaînement des événements soulève des questions légitimes.

Le statut d’Ambassadrice était-il simplement envisagé avant le départ comme une solution de repli, au cas où Mara quitterait la compétition GGR ?

Ou obtenir un contrôle accru sur ses diffusions EN DIRECT, ses communications par satellite et ses réseaux sociaux avait-il toujours été un objectif important ?

La chronologie est éclairante :

  • Avant le lancement de WINDOW LIVE, Mara souhaitait que ses diffusions EN DIRECT soient diffusées sur sa propre plateforme.
  • La GGR a refusé et exigé que WINDOW LIVE soit diffusé sur sa chaîne YouTube officielle. Mara a finalement accepté cette condition plusieurs mois avant le départ.
  • À Lanzarote, son manager a indiqué que Mara envisageait de quitter la compétition et de se tourner vers le statut d’Ambassadrice.
  • Le 27 septembre, Mara a publiquement laissé entendre qu’elle pourrait devoir se faire disqualifier.
  • Le 8 octobre, son équipe dirigeante a de nouveau demandé le contrôle de ses diffusions WINDOW LIVE.
  • Le 11 octobre, le différend avec la GGR a été diffusé simultanément sur la propre plateforme de réseaux sociaux de Mara, tandis que six appels non autorisés par téléphone satellite avaient lieu.

Cela ne suffit pas, en soi, à établir l’existence d’une stratégie prédéterminée. Toutefois, cet enchaînement conduit raisonnablement à se demander si le contrôle des diffusions EN DIRECT et des réseaux sociaux de Mara a constitué un facteur central tout au long du différend.

Mara attend-elle désormais d’être disqualifiée ? Se retirera-t-elle volontairement de la compétition GGR en signe de protestation ? Ou le différend peut-il être résolu pour lui permettre de poursuivre la course dans le cadre de l’Avis de course et des modalités WINDOW LIVE en vigueur ?

Ces questions restent sans réponse.

Les quatre options proposées par le manager de Mara

Pendant les diffusions publiques EN DIRECT, le manager de Mara lui a lu quatre options possibles :

  1. « Quitter l’organisation de la GGR et poursuivre ton tour du monde à la voile de façon indépendante, tout en diffusant en direct sur ta chaîne Classic Mara afin de continuer à promouvoir tes causes. »
  2. « Passer dans la catégorie Ambassadeur et diffuser sur ta propre chaîne. Tu connais les règles qui s’y appliquent. »
  3. « Négocier une double intégration du flux vidéo pour disposer de ton propre chat sur ta chaîne, géré par tes propres modérateurs. »
  4. « Régler les choses avec Don et poursuivre la GGR selon des conditions modifiées. »

Les options 1, 2 et 3 présentent toutes un point commun évident : le contrôle des diffusions EN DIRECT et des réseaux sociaux de Mara.

L’option 4 évoque une poursuite de la GGR selon des « conditions modifiées ». On ne sait pas précisément ce que ces conditions modifiées sont censées recouvrir. La GGR n’a aucune raison de créer des règles ou des dispositions particulières pour un seul concurrent en dehors de l’Avis de course en vigueur et des conditions WINDOW LIVE convenues.

Mara semble également mal comprendre le statut d’Ambassadeur. Un concurrent ne peut pas simplement choisir de devenir Ambassadeur GGR et dicter les conditions de ce changement. Selon l’article C.2.3, ce statut relève uniquement de la discrétion de l’Organisateur, sans aucune obligation de sa part. Cela modifie sensiblement la pertinence de l’option 2.

L’option 3 — transférer ou dupliquer WINDOW LIVE sur la propre plateforme de Mara, avec sa propre modération — a déjà été demandée dans les faits et rejetée par la GGR.

Les choix fondamentaux apparaissent ainsi beaucoup plus clairement.

Situation actuelle

À ce stade :

  • Aucune excuse n’a été présentée, car les allégations motivant cette demande d’excuses n’ont pas été clairement précisées ni étayées par des preuves.
  • La GGR a demandé à Mara et/ou à son manager de préciser chacune des allégations et de fournir les éléments de preuve sur lesquels ils s’appuient.
  • Six appels non autorisés par téléphone satellite ont été confirmés.
  • Aucune assistance substantielle n’a été établie à l’occasion de ces appels.
  • Selon l’article F.8.1 de l’Avis de course, la première infraction entraîne une pénalité de 24 heures et chaque infraction suivante une pénalité de 72 heures.
  • La pénalité de temps cumulée pour les six appels s’élève donc à 16 jours.
  • La participation de Mara à WINDOW LIVE a été suspendue dans l’attente du règlement du différend, son manager ayant conseillé de rendre l’affaire publique sur WL.

Au-delà, il serait peu utile d’aggraver davantage la situation. La pénalité correspondante a été appliquée conformément à l’Avis de course. Les allégations pourront être examinées si et lorsque l’ensemble des preuves sera fourni.

Le manager de Mara lui a conseillé de passer EN DIRECT le lendemain pour annoncer ses prochaines décisions, déclarant : « Après tout, c’est un spectacle sur Showgirl. » Cela est tout à fait inapproprié.

Mara est exclue de WINDOW LIVE jusqu’au règlement du différend.

Pour l’heure, la GGR peut mettre de côté la polémique et attendre de voir ce que Mara et son équipe dirigeante décideront de faire. Il leur appartient de jouer le dernier acte.


14 octobre 2026

Communiqué de la GGR concernant les déclarations infondées et incorrectes de Mara au sujet de la GGR et de Don McIntyre, et le recours contre la pénalité de 16 jours pour les appels satellite.

Le 11 octobre, Mara a formulé de graves allégations contre la GGR et Don McIntyre sur GGR WINDOW LIVE. Toutes ces allégations se sont révélées incorrectes, sans qu’aucun élément de preuve ne soit fourni par son équipe. L’équipe de la GGR examine attentivement cette affaire depuis quelque temps, car plusieurs questions distinctes nécessitent son attention.

Concernant la déclaration de Mara selon laquelle des captures d’écran m’auraient été présentées, contenant des commentaires affirmant qu’elle allait mourir, et selon laquelle j’aurais répondu : « Oui, Mara allait mourir », aucune preuve n’a été produite pour étayer cette allégation. Aucune capture d’écran n’a été fournie, ni aucun élément démontrant que j’aurais tenu de tels propos. Sur la base des informations dont nous disposons — et en l’absence de tout élément fourni par l’équipe de Mara — cette allégation n’a pas été étayée.

Concernant l’allégation selon laquelle la GGR et Don McIntyre auraient publié des messages et commentaires négatifs au sujet de Mara pendant de nombreux mois avant le départ de la GGR, nous n’avons pas davantage trouvé de preuve à l’appui. Au vu des informations dont nous disposons, et en l’absence du moindre élément fourni par l’équipe de Mara, cette allégation est elle aussi non étayée.

Concernant la demande d’excuses de Mara au sujet de la publication Facebook, Don a demandé des précisions sur les passages de cette publication, ou de l’article de VELA auquel elle renvoyait, qui avaient été jugés offensants. Cela lui permettrait de bien comprendre les préoccupations soulevées et d’envisager une réponse appropriée, y compris des excuses si elles étaient justifiées. L’équipe de Mara n’a fourni aucune précision.

Néanmoins, la publication Facebook concernant les restrictions du chat sur les questions liées au genre, y compris la référence à l’article de VELA, a été supprimée le 14 octobre. La GGR prépare un communiqué expliquant notre position et précisant que nous sommes désolés que Mara ait été offensée. Ce communiqué sera publié le 15 octobre.

Concernant les six appels par téléphone satellite, l’équipe de Mara a demandé un réexamen au motif qu’il s’agissait d’une première infraction, indiquant qu’elle accepterait une pénalité de deux jours pour ces appels. Cette demande de réévaluation de la sévérité de la pénalité de 16 jours appliquée en vertu de l’Avis de course a fait l’objet d’un nouvel examen attentif, tout comme les explications fournies à l’appui de la position de Mara.

Les points suivants ont été pris en compte :

  1. Il incombe au concurrent comme à son manager de comprendre l’Avis de course, notamment les règles régissant les communications et les pénalités applicables. Mara dispose d’un exemplaire de l’Avis de course à bord, et vous avez accès à la version numérique.
  2. Toute dérogation accordée à un concurrent dans une circonstance particulière ne s’applique pas automatiquement à un autre concurrent ou à une autre situation et ne constitue pas un précédent.
  3. Les pénalités applicables aux appels non autorisés par téléphone satellite sont énoncées clairement et précisément dans l’Avis de course.
  4. Les appels ont délibérément été programmés pour coïncider avec WINDOW LIVE, offrant ainsi une exposition publique maximale à de graves allégations contre la GGR qui, au vu des éléments dont nous disposons, n’ont pas été étayées. Ce choix de moment s’est également accompagné de l’absence de toute démarche préalable auprès de la GGR pour clarifier l’application de la pénalité liée aux appels satellite, ou demander une dérogation couvrant les appels susceptibles d’être interrompus et de nécessiter une reconnexion immédiate.
  5. De votre propre aveu, lors du dernier appel, vous ne saviez pas exactement comment s’appliquait la pénalité liée au téléphone satellite et vous avez exprimé la crainte qu’elle puisse dépasser les 24 heures que vous aviez supposées, avant d’indiquer qu’il valait mieux raccrocher.
  6. Il ne semble pas que les dispositions pertinentes de l’Avis de course concernant les pénalités liées aux appels satellite aient été vérifiées avant les appels. Votre référence à une pénalité supplémentaire pour le caractère « secret » d’un appel satellite en témoigne également. Aucune pénalité de ce type ne figure dans l’Avis de course ; vous avez pourtant indiqué que cette interprétation avait influencé la décision de passer l’appel pendant WINDOW LIVE.

Après examen de l’ensemble de ces éléments, nous ne considérons pas qu’il existe suffisamment de circonstances atténuantes pour justifier une réduction de la pénalité de 16 jours dans les proportions initialement demandées.

Nous avons toutefois tenu compte du fait qu’il s’agit d’une première infraction. Cet élément doit être mis en balance avec le choix délibéré de passer les appels pendant WINDOW LIVE et avec le fait qu’ils ont servi à formuler publiquement de graves allégations contre la GGR, non étayées par les éléments fournis.

Néanmoins, dans un geste conforme à l’esprit de la GGR, nous avons décidé d’assortir de sursis six jours de la pénalité initiale.

La pénalité pour les appels satellite sera donc ramenée de 16 jours à 10 jours.

Le sursis portant sur ces six jours restera subordonné au respect, par Mara et son équipe, du code de conduite et des règles de communication, ainsi qu’à l’absence de tout comportement portant atteinte à la réputation de la GGR, pendant WINDOW LIVE ou en dehors, jusqu’à la fin de la GGR.

En cas de nouvelle infraction de cette nature, les six jours avec sursis pourront être rétablis, en plus de toute pénalité applicable à la nouvelle infraction.

Nous estimons que cette décision constitue un équilibre juste et proportionné entre l’application cohérente de l’Avis de course, la prise en compte de la gravité des faits et la reconnaissance qu’il s’agit d’une première infraction.

Don McIntyre, fondateur et directeur de course de la GGR


15 octobre 2026

La GGR face à la demande publique d’excuses de Mara

Mara et son équipe ont demandé des excuses à la GGR concernant le partage d’un article du magazine nautique italien VELA sur la page Facebook de la GGR.

La GGR a expliqué à l’équipe qu’il était difficile d’apporter une réponse pertinente ou de présenter des excuses sans comprendre précisément ce qui avait été jugé offensant. Nous avons donc demandé des précisions sur les déclarations, les formulations ou les sujets particuliers ayant suscité des préoccupations, que ce soit dans la publication de la GGR ou dans l’article de VELA.

Aucune réponse précise sur ces points n’a été fournie, bien que la demande d’excuses ait été maintenue.

Contexte de l’article qui a contrarié Mara

La GGR a publié sur Facebook un message comprenant un article du magazine italien VELA. L’article était précédé de la déclaration suivante :

MISE À JOUR DU CHAT WINDOW LIVE — La GGR met fin à tous les commentaires liés au genre, qu’ils soient positifs, négatifs ou neutres, concernant Classic Mara, ainsi qu’à ceux portant sur ses déclarations dans WINDOW LIVE selon lesquelles elle n’a pas besoin de la GGR. Elle fait partie des 15 navigateurs de la GGR. Merci — Don.

Cette mesure est prise parce que des groupes de défense des intérêts des femmes détournent la discussion et le sujet. Personnellement, je soutiens les femmes dans la voile. À titre d’exemple, voici un article d’un magazine italien influent qui examine les propos tenus EN DIRECT par Mara. À NOTER : à aucun moment son genre n’est même évoqué. L’article interroge simplement ses propos, et non le fait qu’elle soit une femme. Des commentaires similaires ont été interprétés comme étant uniquement motivés par le fait qu’elle était une femme. C’est incorrect. Voici l’article du Giornale della Vela du 3 octobre 2026. À vous de juger.

L’article de VELA figurait ensuite.

Une explication

L’organisateur de la course a des raisons légitimes de modérer les échanges hostiles, injurieux, répétitifs ou hors sujet sur les plateformes officielles de la GGR. Partager ou citer les commentaires d’un média extérieur ne signifie pas automatiquement que la GGR approuve toutes les opinions ou conclusions exprimées par un auteur indépendant.

La GGR est également en droit d’appliquer les règles de course de manière égale à tous les concurrents. Cela comprend la restriction des communications logistiques adressées aux équipes par l’intermédiaire de WINDOW LIVE, la publication de décisions factuelles relatives à l’Avis de course et la modération des commentaires inappropriés, quels qu’en soient les auteurs.

L’organisateur doit aussi rester libre d’aborder des questions légitimes liées à la course, notamment la motivation, la fatigue, les obligations médiatiques, les performances et l’éventuel effet des déclarations publiques ou des distractions venant de la terre sur la concentration d’un skipper. Lorsque ces sujets relèvent de l’opinion ou de l’interprétation, ils doivent être clairement distingués des faits vérifiés.

Les communications officielles de la GGR contiennent également des commentaires positifs et des marques de soutien concernant les compétences de navigatrice de Mara et sa participation à l’événement. Il serait donc injuste de conclure, à partir de cette seule publication, que la GGR ou Don McIntyre ne souhaite pas la voir réussir.

Concernant la question du genre, aucun des éléments examinés dans la publication de la GGR ou dans la version anglaise fournie de l’article de VELA n’établit une intention discriminatoire de la part de la GGR. Critiquer le comportement ou les déclarations publiques d’une concurrente n’est pas automatiquement discriminatoire au motif qu’elle est une femme.

La modération du chat WINDOW LIVE visait à empêcher que les échanges soient dominés par des polémiques hostiles ou répétitives sur le genre et à maintenir une discussion courtoise et centrée sur la course. Elle n’avait pas pour objectif d’étouffer des opinions légitimes concernant les droits des femmes ou d’empêcher un débat raisonnable.

L’article de VELA peut légitimement s’interroger sur la place importante qu’un concurrent d’une course autour du monde en solitaire devrait accorder à des obligations médiatiques à terre. Il est également légitime de se demander si le fait de s’adresser directement à une équipe par WINDOW LIVE était conforme aux règles de communication.

Ces critiques peuvent être débattues sur le fond et ne doivent pas être automatiquement qualifiées de discrimination.

Analyse de la situation liée à l’article de VELA

  1. L’article de VELA n’établit pas de lien direct entre la critique du comportement de Mara et son genre, hormis les références à sa fondation et à ses objectifs en matière de droits des femmes.
  2. La mention de ces sujets ne constitue pas, en soi, une preuve de sexisme ou d’intention discriminatoire.
  3. Aucun des éléments examinés ne fournit de motifs suffisants pour que la GGR ou Don McIntyre reconnaisse l’existence d’une intention discriminatoire.
  4. Critiquer le comportement ou les déclarations publiques d’une concurrente ne rend pas automatiquement cette critique sexiste.
  5. La GGR doit conserver la possibilité d’aborder la sécurité, le respect des règles, les communications, les performances et les autres questions de fond liées à la course, même lorsqu’un concurrent est en désaccord avec les commentaires formulés.
  6. L’article de VELA reflète les opinions et les conclusions de son auteur et de la publication. La GGR est toutefois responsable de sa propre décision de partager cet article sur une plateforme officielle de la GGR et des termes employés pour le présenter.

Réponse en cinq points

  1. La GGR admet que le partage de l’article de VELA sur un compte Facebook officiel de la GGR, ainsi que certaines formulations du message qui l’accompagnait, ont pu amener des lecteurs à croire que les organisateurs approuvaient l’ensemble des suppositions ou conclusions négatives de l’article au sujet de Mara. Telle n’était pas l’intention.
  2. La GGR reconnaît que l’article exprime le point de vue d’un média indépendant et ne doit pas être considéré comme le jugement de la GGR sur la personnalité, l’intégrité, la motivation ou l’action caritative de Mara.
  3. La GGR reconnaît et soutient l’objectif déclaré de Mara de profiter de son tour du monde pour sensibiliser le public aux droits des femmes et aux causes qui s’y rattachent.
  4. La GGR soutient la poursuite du voyage de Mara en toute sécurité et respecte ses compétences de navigatrice, tout en maintenant que chaque concurrent doit se conformer aux mêmes règles de course et de communication.
  5. La modération des commentaires WINDOW LIVE vise à prévenir les attaques personnelles, l’hostilité et la monopolisation des échanges par un seul sujet. Elle n’a pas pour but d’étouffer les opinions raisonnables des organisations de défense des droits des femmes, des soutiens de Mara ou de toute autre personne.

GGR — Mise au point et déclaration publiques

Nous comprenons que la décision de la GGR de partager l’article de VELA sur un compte officiel de la GGR, ainsi que certaines formulations du message qui l’accompagnait, ont pu donner à Mara et à son équipe le sentiment que les organisateurs ne la traitaient pas équitablement.

Cela est regrettable, car telle n’était pas notre intention, et nous en sommes désolés. Nous sommes désolés de la peine ou du malentendu que cela a pu causer.

L’article de VELA exprimait le point de vue d’une publication indépendante. En le partageant, la GGR n’entendait pas faire siennes toutes les opinions ou conclusions qui y figuraient.

Nous respectons les compétences de navigatrice de Mara, sa détermination et ses objectifs caritatifs, notamment son engagement déclaré à sensibiliser le public aux droits des femmes.

La GGR reste déterminée à traiter Mara, comme chaque autre concurrent, de manière équitable et cohérente, conformément à l’Avis de course et aux modalités WINDOW LIVE convenues.

Don McIntyre, fondateur et directeur de course de la GGR

avatar

Partenaire principal

Partenaires principaux

Partenaires techniques

Associations

Copyright © 2026 Golden Globe Race. Tous Droits Réservés.