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Jour 263 : Istvan Kopar prend la 4ème place dans la Golden Globe Race

Le 23/01/2019 Les Sables D’Olonne, France.

Le navigateur solitaire américano-hongrois Istvan Kopar a enfin atteint la ligne d’arrivée aux Sables D’Olonne, France, à 13:58 UTC aujourd’hui pour prendre la quatrième place de la Golden Globe Race.

« C’est le plus heureux jour de ma vie… et ici, (LSO) c’est le meilleur endroit où l’on puisse être… La capitale de la course au large » a t-il déclaré à son arrivée au ponton.

Le navigateur de 66 ans basé à Delray Beach en Floride, qui a souffert de constants problèmes de barre depuis pratiquement le premier jour, a vaincu obstacle après obstacle tout au long de la course. Le réservoir d’eau de son Tradewind 35 « Puffin » a été contaminé peu après son entrée dans l’Océan Austral, et en vue du Cap Horn la moisissure noire qui avait envahit le bateau était si importante que sa santé dû en souffrir.

Et les problèmes ont continué jusqu’à la fin. Il est rentré dans le golfe de Gascogne peu après que le cargo Grande America ait pris feu et sombré à 180 nautiques des Sables D’Olonne, occasionnant de grandes nappes de fioul et de polluants chimiques dérivant vers la côte. Et si ce n’était pas assez, Istvan a aussi dû se frayer un chemin parmi les conteneurs dérivant près de la surface. Mardi, il ne lui restait qu’un litre d’eau mais il n’a pas voulu utiliser son dessalinisateur d’urgence pour ne pas risquer d’endommager la membrane avec la pollution.

Ses problèmes de barre se sont concentrés autour du régulateur d’allure de Puffin qu’Istvan admet n’avoir pu tester correctement avant le départ le 1er juillet. Il a rapporté le problème pour la première fois le 10 juillet mais a continué encore 7 jours avant d’annoncer qu’il était exténué par le manque de sommeil et qu’il allait s’arrêter au Cap Vert pour le remplacer. Il entrait dans Saint Vincent le 19 juillet joignant ainsi la Classe Chichester pour ceux qui font un arrêt, pour se rendre compte que le nouveau régulateur n’arriverait pas avant une semaine.

Après une nuit de réflexion à l’ancre, Kopar réalise que le régulateur a été mal installé, aussi après réparation et sachant qu’il n’avait pas mis pied à terre ni reçu d’assistance extérieure il demanda a réintégrer la course dans la classe GGR. Le commité de course de la GGR accéda à sa requête moyennant une pénalité de 6 heures pour avoir joint un port et une pénalité supplémentaire de 18 heures pour avoir utilisé son téléphone satellitaire d’urgence.

Après le Cap de Bonne Espérance, Istvan est venu en aide au navigateur solitaire suédois Kjell Litwin qui n’avait plus d’eau. Istvan a réussi à lui faire parvenir une part de ses précieuses ressources le 27 septembre, ne sachant pas alors que ses réservoirs d’eau étaient contaminés ce qui l’a contraint a guetter chaque opportunité de récolter de l’eau de pluie. Il fut ainsi crédité de 6 heure de bonus pour compenser le temps perdu.

Le 20 novembre, une erreur de navigation le faisait entrer dans la zone interdite de sécurité qui lui valut 6 heures 40 minutes de pénalité (24 heures 40 en tout). Kopar aurait dû effectuer cette pénalité en mer dans une « penalty box » mais compte tenu de ses constants problèmes de barre et des soucis de santé occasionnés par la moisissure dans son bateau, le commité de course de la GGR a décidé que ce temps de pénalité serait finalement ajouté à son temps de course.

Quand il a passé le Cap Horn le 1 janvier, Istvan a saisi cette occasion unique de disperser les cendres de son père dans les eaux du Cap. « C’est un de mes meilleurs souvenirs » dit il.

Il rapporte que sa plus grande satisfaction est d’avoir pu résoudre tous ses problèmes « en route ».

La mauvaise installation du régulateur d’allure a endommagé le système de barre à roue qu’il a dû démonter et réparer avec les moyens du bord. Il a bien essayé d’installer une barre de secours qui lui aurait permit de ne pas utiliser la roue, mais cela n’a pas tenu malgré l’utilisation de ses dernières réserves de résine époxy.

Kopar raconte : « C’était une torture pour moi. Le régulateur a failli presque dès le premier jour. Le bateau lui même n’avait pas de soucis. C’est moi qui en avait. La chance n’était pas avec moi. Je pense que j’ai assez navigué maintenant, et je vais plutôt m’intéresser au jardinage. » plaisante t-il.

C’était aujourd’hui… Demain sera une autre histoire !

L’arrivée de Kopar nous laisse avec un seul marin en mer, le finlandais Tapio Lehtinen sur so Gaïa 36 « Asteria », toujours à 4227 nautiques de l’arrivée. On ne l’attend pas avant la mi mai.

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