facebook
twitter
soundcloud
instagram
youtube
flickr
Voir toutes les news

TAPIO LEHTINEN – LES POUCES-PIEDS ONT TUE MA COURSE

« Pouces-pieds : la première fois que j’en ai vu sous mon bateau avant d’arriver à Hobart, j’ai su que c’était la fin de la compétition”.Tapio Lehtinen

Le dernier du classement remporte la 5è place
Nombre de jours en mer pendant ce tour du monde : 322 jours 8 heures 21 minutes

Dateline: 20/05/2019, Les Sables d’Olonne

Les pouces-pieds sur la coque du bateau ont ralenti le skipper finlandais Tapio Lehtinen et sont la cause principale de ses 110 jours de retard avec Jean-Luc van den Heede, le vainqueur de la course, mais Tapio a quand même vraiment apprécié son voyage.

« J’en ai certainement eu pour mon argent” a-t-il déclaré au Directeur de course Don McIntyre en riant, juste avant son retour aux Sables d’Olonne, le Dimanche à 20H21.” C’est la course la mieux organisée de toutes celles auxquelles j’ai participé… Et c’est aussi la chose la plus égoïste que j’ai pu faire. C’est l’aboutissement du rêve d’une vie. Je ne me réinscris pas encore mais oui, vraiment, je le ferais bien une fois encore !” a déclaré l’homme d’Helsinki, âgé de 61 ans, lors de la conférence de presse de ce matin

A la question qui revient sur ses pires moments de course, la réponse en évoque plusieurs. “J’ai navigué bord à bord avec Istvan Kopar dans l’Océan Indien et d’un coup il est parti devant. J’ai pensé que quelque chose n’allait pas – peut-être un fil de pêche coincé dans l’hélice – et j’ai plongé par dessus bord dans une zone de calmes juste avant la porte de Hobart pour vérifier. Ni bout ni filet mais des pouces-pieds se développant sur toute la coque. La 1ère fois que j’en ai vu sous la coque j’ai su que la compétition était finie pour moi”.

D’autres skippers ont profité de leur arrêt obligatoire en Tasmanie pour nettoyer leur coque, mais alors que Tapio et son Gaia 36 Asteria atteignaient Storm Bay, les Autorités australiennes ont pris un arrêté interdisant cette pratique. Le carénage devant être réalisé au-delà d’une limite à 200 milles des eaux territoriales.

Tapio admet spontanément son aversion aux requins, et quand il a été sur le point de plonger, alors que la mer était calme juste après son départ de Tasmanie, il raconte “ je bricolais l’échelle de montée à l’arrière et j’ai découvert cet énorme requin nageant le long du bateau – et ce fut le pire jour de ma vie.”

Tapio a fini ses derniers 10 milles accompagné par JOSHUA, le bateau du Français Bernard Moitessier qui a participé à la première Golden Globe Race il y a 50 ans. Il criait “Je sens l’odeur de Tahiti aux Sables” faisant allusion à Moitessier qui avait décidé de tourner le dos à la victoire pourtant si proche, en repartant pour un second tour du monde “pour sauver mon âme” comme il l’a déclaré et pour finalement jeter l’ancre dans cette île du Pacifique.

L’Ours en peluche SITRAN de Susie Goodall est sain et sauf!

Susie Goodall a très peu parlé de sa douloureuse expérience lorsqu’elle a été forcée d’abandonner son voilier DHL Starlight après avoir chaviré et démâté dans le Pacifique, mais voici une bonne nouvelle. Parmi les rares objets qu’elle a réussi à emporter dans un petit sac à dos lorsqu’elle a embarqué à bord du cargo qui est venu à son secours, il y avait l’ours en peluche SITRAN qui l’a accompagné dans son tour du monde pour collecter des fonds et sensibiliser le public aux recherches du groupe SITraN. Plutôt que d’accepter le retour de son ours à la GGR, il a été décidé que Susie le garderait pour ses futures expéditions et aventures afin qu’il continue sa route … C’est un nounours spécial!

Il est encore possible de se procurer un des ours en peluche SITRAN ayant appartenu à l’un de nos skippers (Abhilash Tomy, Istvan Kopar et Tapio Lehtinen). Consultez la page Facebook de la GGR www.facebook.com/goldengloberace/ pour faire une offre sur les ours encore disponibles et aider la recherche menée par SITraN pour lutter contre les maladies neurodégénératives, la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

pic
pic
pic
pic
pic
pic