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Ce second résumé de la GGR par JUSTUS SLAAKWEG est une bonne façon de mieux comprendre le déroulé de la course. Justus nous fera des résumés pour chaque étape de la GGR et le prochain couvrira la portion de l’équateur jusqu’à l’Afrique et à l’Océan du Sud. J’espère que vous les apprécierez et n’oubliez pas que je répondrai à toutes les questions que vous avez tous les samedis sur le live de Facebook. Justus est un fan de la première heure de la GGR qui nous a offert ces récapitulatifs donc merci beaucoup Justus !
Don
Fondateur et Président de la GGR

Deuxième résumé : de Lanzarote à l’équateur

Départ de Lanzarote

Depuis le départ de la porte obligatoire à la Marina Rubicon, la flotte passe ses premiers vents violents: 30 à 40 noeuds de vents reportés par ABHILASH et MARK SLATS. Cela ne se passe pas sans problèmes : SUSIE et MARK SINCLAIR rapportent des vagues passant sur leurs ponts et des cartes de navigation trempées. NABIL a cassé les soudures sur le système de son régulateur d’allure, ce qui a mené à son retrait de la course.
Les premiers (PHILIPPE PECHE, JEAN-LUC VAN DEN HEEDE, MARK SLATS) passent le plus de temps dans les vents violents, rallongeant leur avance en entrant dans le pot au noir.
L’image 6 (sous le texte, les numéros continuent après celles du résumé du 19/07/18): la flotte dans les vents forts, les leaders dans le pot au noir.

 

Passer le pot au noir

Sur la route vers le pot au noir, la décision stratégique est de partir du Cap Vert de tribord (Est) ou de bâbord (Ouest). L’information sur le tracker montre que le côté Ouest a plus de vent. Gardez en tête que les navigateurs n’ont pas d’instruments d’assistance pour la météo : ils se reposent sur leur baromètre et leur propre interprétation ou via les informations qui les atteignent sur leur radio haute fréquence ou HAM radio.
Garder les îles à l’Ouest veut dire plus de vent, mais aussi plus de distance.

ABILASH et LOIC prennent la route à l’Ouest et gagne peu d’avantage alors que le reste de la flotte expérience des faibles vents au départ. Cependant ils restent plus longtemps dans le pot au noir que le reste des bateaux.
Voyez l’image 7 (sous le texte) du 23 Juillet 2018 : la majorité de la flotte est déjà hors du pot au noir alors qu’ABILASH, LOIC et MARK SINCLAIR doivent toujours en sortir. Cette image montre aussi ISTVAN qui mouille en dehors des îles du Cap Vert. Istvan a décidé de rentrer au port après avoir rencontré des problèmes avec son régulateur d’allure. Comme il n’a pas reçu d’assistance externe ou du matériel, les organisateurs de la course l’ont gardé dans la course au lieu de la classe Chichester et lui ont donné une pénalité de temps pour avoir utilisé son téléphone satellitaire en dehors des règles instaurées.

 

Pot au noir ?

Si vous n’êtes pas familier du concept du pot au noir : regardez l’image 8 (sous le texte) pour une explication. Le pot au noir réfère à une bande de basse pression autour de l’équateur avec de très faibles voire pas de vent (la zone bleue dans l’image 8).
Le réchauffement de l’air autour de l’équateur amène à une expansion de l’atmosphère. Cela fait monter l’air au-dessus de l’équateur et se déplacer au nord ou au sud de celui-ci et retourner à ces latitudes sous forme d’alizées. Cela cause soit des vents très légers ou très violents, mais aussi des orages, bourrasques et ouragans.
C’est aussi dans cette zone que les alizées se rencontrent dans des directions opposées (flèches jaune et orange). Les flèches rouges montre la direction de rotation des zones de hautes pressions : dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère nord et dans le sens inverse dans l’hémisphère sud.

 

Est ou Ouest ?

Après être libérés du pot au noire, la prochaine décision stratégique est de suivre l’Est ou l’Ouest autour du système de hautes pression de l’Atlantique Sud. MARK SLATS est le premier à prendre la route de l’Est avec GREGOR qui le suit 3 jours plus tard. Bien que naviguant plus de distance ils ont l’avantage de suivre les alizées dans un vent de derrière plutôt que de devant, comme vu à l’image 9.
L’image 9 datée du 30 Juillet (sous le texte) montre MARK SLATS et GREGOR sur la route de l’Est, avec MARK SLATS étant plus au Sud comparé à PHILIPPE et JL VDH. La flotte qui suit est plus étendue comparée à l’image 7. ABHILASH, MARK SINCLAIR et LOIC ont tous choisi la route de l’Est, mais ABHILASH et LOIC sont en train d’entrer une zone de vents faibles. Dans l’image 7, GREGOR était à la même latitude que SUSIE, mais sur l’image 9 il est plus au Sud.

Les problèmes les plus courants rencontrés par les navigateurs ces derniers jours sont notamment la chaleur autour de l’équateur. Certains rapportent avoir déjà utilisé beaucoup d’eau fraîche (ANTOINE) alors que d’autres racontent avoir utilisé l’eau récupérée durant les bourrasques (MARK SLATS). Les vents faibles sont utilisés par les marins pour faire des vérifications d’usure (ARE) ou nettoyer la coque (SUSIE). SUSIE rapporte aussi un soucis puisqu’elle a perdu sa barre de tangon.

L’image 10 (sous le texte) montre qu’ABHILASH et LOIC n’ont pas souffert de la zone de vents faibles et que l’ordre de la course a peu changé. Tous rencontrent maintenant des vents modérés. UKU est passé devant SUSIE, mais ils restent proches de TAPIO et ARE.

Prochaine étape : certains rapportent déjà se préparer pour aller plus au Sud alors qu’ils approchent Le Cap. Il devront se préparer à prendre le train rapide des vents d’ouest alors qu’il approchent des quarantièmes rugissants.
L’aventure continue, on en reparlera !
Justus

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